Histoire de la Jarretière

C’est en Grèce antique que l’on voit apparaître la jarretière. Les femmes la glissaient sous leur tunique afin d’exercer un pouvoir de séduction sur la gente masculine.

Au Moyen-Age, la jarretière revient épurée. En cuir et dépourvue de fantaisie, elle était essentiellement utilitaire. Cette idée coquine devint un accessoire indispensable aux hommes comme aux femmes pour faire tenir leurs bas, au-dessus du genou puis sur les cuisses.
C’est à la Renaissance qu’elle se pare de divers ornements (bijoux, dentelle, etc.) et jouit, en plus de sa vocation pratique, d’une connotation érotique.
Les hommes se débarrassèrent des jarretières au moment où le pantalon prit la place de la culotte et les femmes après la seconde guerre et l'introduction des collants.
Aujourd'hui l'utilisation des jarretières a complètement disparu, au profit des porte-jarretelles et des bas autocollants ; plus pratiques et plus discrets bien que tout aussi séduisants.

Désormais classée parmi les traditions, c’est à l’occasion d’un mariage qu’elle s’expose.

La légende de la jarretière

Selon la légende, la comtesse de Salibury, maîtresse d’Edouard III, laissa tomber sa jarretière lors d’un bal de la cour.
Le roi la ramassa vivement et la rendit à la comtesse ; devant les plaisanteries des courtisans.
Il s’écria : " Honi soit qui mal y pense " (qui devint la devise de l’ordre de la Jarretière).
Il promit alors à sa favorite de faire de ce ruban bleu un insigne si prestigieux que les courtisans les plus fiers s’estimeraient trop heureux de le porter.

Il créa ainsi L’Ordre de la Jarretière